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Convention scientifique
De la fabrique des connaissances à leur réception par la société civile

Les coûts de la Convention

Organiser une convention a un coût, environnemental comme financier. Le comité de pilotage a choisi de publier les deux : l’empreinte environnementale de la Convention, mesurée par une analyse de cycle de vie, et son budget, bénévolat et soutiens en nature compris.

Les coûts environnementaux

Une partie du comité de pilotage a mesuré l’empreinte environnementale de la Convention par une analyse de cycle de vie (ACV), conduite selon les normes ISO 14040 et ISO 14044 avec la méthode Environmental Footprint 3.1, sur seize catégories d’impact. L’étude couvre le travail du comité de pilotage depuis son lancement, un an avant le premier week-end, la formation à la facilitation, les quatre week-ends et le travail en ligne, jusqu’au vote du rapport. Les restitutions qui ont suivi n’y sont pas comptées.

Deux graphiques en anneau. Empreinte carbone, 11,2 tonnes de CO2 équivalent : transport 68 %, logement 17 %, alimentation 13 %, numérique 2 %. Consommation d’eau, 7 688 m³ équivalents : transport 44 %, logement 30 %, alimentation 20 %, numérique 6 %.

Empreinte carbone et consommation d’eau de la Convention, réparties par poste. Le transport domine le carbone ; l’hébergement et l’alimentation pèsent davantage sur l’eau. Figure 1 du rapport d’ACV.

D’où viennent les impacts

Le transport est le premier poste dans quinze catégories d’impact sur seize. Il représente 68 % de l’empreinte carbone. La voiture, qui ne compte que pour 6 % des kilomètres parcourus, pèse à elle seule 41 % de l’empreinte carbone du transport.

Les autres postes changent de rang selon l’impact considéré. L’hébergement représente 16 % de l’empreinte carbone mais 30 % de la consommation d’eau. L’alimentation, entièrement végétarienne, représente 13 % de l’empreinte carbone mais 61 % de l’appauvrissement de la couche d’ozone. Le numérique reste marginal, sauf sur les ressources minérales (20 %). C’est pourquoi l’étude ne s’en tient pas au seul carbone.

Carte de France des trajets effectués pour les quatre week-ends, vers Fontainebleau, Chambéry, Troyes et Nantes, depuis toute la France. La grande majorité des liaisons sont en TGV ou en TER ; quelques trajets en voiture et en autocar, et un seul vol, depuis Amsterdam, dont seul l’écart de 72,6 km avec le vol prévu sans la Convention est imputé.

Trajets des participant·es, du comité de pilotage et des intervenant·es pour les quatre week-ends. L’épaisseur du trait suit le nombre de trajets, sa couleur le mode de transport dominant. Pour le seul vol, depuis Amsterdam, seul l’écart avec le vol que la personne aurait pris de toute façon est compté. Figure 3 du rapport d’ACV.

Ce qui aurait pu être fait autrement

Le train était le mode de transport par défaut et tous les repas étaient végétariens : le résultat est probablement proche du meilleur possible en France pour ce format. L’étude a tout de même calculé d’autres scénarios. Réunir les quatre week-ends à Fontainebleau aurait réduit l’empreinte carbone de 18 %, remplacer tous les trajets en voiture évitables par le train de 23 %, et les deux ensemble de 34 %. Mais les quatre lieux répartissaient plus équitablement les temps de trajet entre participant·es venu·es de toute la France, et les exceptions au train répondaient à des situations individuelles, notamment de santé.

Pour les prochaines conventions, l’étude recommande surtout de réduire encore l’usage de la voiture individuelle, qui porte 28 % de l’empreinte carbone pour peu de personnes, d’ajouter un critère de sobriété en eau dans le choix des hébergements et, plus marginalement, de travailler le choix des produits alimentaires. Remplacer un week-end par une séquence en ligne serait de loin le levier le plus fort, mais dénaturerait la démarche délibérative.

Trois catégories d’impact, celles de toxicité, ne sont pas exploitables en l’état. L’étude n’a pas fait l’objet d’une revue critique externe et ne vise pas à comparer la Convention à d’autres événements.

Consulter l’étude

L’analyse a été réalisée par Paul Robineau, Silvio Clément, Callista Spiteri et Lou Grimal, et relue par le comité de pilotage. Le rapport complet, en français, détaille la méthode, les inventaires et tous les résultats ; un résumé est disponible en anglais.

Le code est publié en open source : les données anonymisées et les notebooks Python permettent de reproduire toutes les figures et tous les chiffres de l’étude. Deux outils ont été développés pour l’occasion et sont eux aussi publiés sous licence libre : RailTrace, qui reconstitue les distances en train à partir des billets, et AgribalyseAutoderive, qui calcule l’impact des repas à partir des factures des traiteurs.

Rapport complet de l’ACV (PDF, 3,3 Mo)Summary in English (PDF, 0,8 Mo)Code et données sur GitHub

Les coûts financiers

La Convention a dépensé 78 682 € pour ses quatre week-ends et leur préparation. Ces dépenses ont été entièrement couvertes par 78 791 € de partenariats financiers, apportés par 17 universités, organismes de recherche, fondations et entreprises.

À ces dépenses s’ajoutent des contributions non monétaires, estimées par le comité de pilotage à 154 000 € : le bénévolat du comité de pilotage (animation des week-ends, recherche de financements, communication, captation vidéo), la mise à disposition gracieuse de salles par l’UPEC, l’UTT, l’ENSAM et Nantes Université, la formation à l’animation assurée par l’UPEC et le soutien en communication de partenaires comme Civipédia, Techniques de l’Ingénieur et UNIT. En valorisant ces contributions, le coût complet de la Convention atteint environ 232 700 €.

Répartition du coût complet

Avec le bénévolat et les soutiens en nature, la logistique (transport, repas, logement, salles) représente 35 % du coût complet, l’animation des week-ends 25 %, la communication 23 % et la recherche de partenaires 17 %.

Graphique en anneau de la répartition du coût complet. Logistique : transport 12,4 %, repas 10,8 %, logement 8,1 %, location de salles 3,7 %. Animation : facilitation bénévole 21,5 %, prestations d’ateliers 3,5 %. Communication : communication générale 15 %, captation vidéo 6,4 %, graphisme 1,2 %. Partenariat : recherche de financement bénévole 17,2 %.

Répartition du coût complet de la Convention (232 682 €), bénévolat et soutiens en nature valorisés compris.

Les soutiens

Les partenariats financiers couvrent un tiers du coût complet (33,8 %). Le bénévolat en représente 43 %, le soutien en communication 17,2 %, la mise à disposition de salles 3,4 % et la formation à l’animation 2,6 %.

Graphique en anneau de la répartition des soutiens. Soutiens financiers : partenariats financiers 33,8 %. Autres formes de soutien : bénévolat 43 %, soutien en communication 17,2 %, mise à disposition de salles 3,4 %, formation à l’animation 2,6 %.

Répartition des soutiens reçus par la Convention (232 791 €), contributions non monétaires valorisées comprises.