

Quels procédés et innovations prioriser ?


Le ciment est un pilier de notre société construite, mais aussi l’un de ses plus lourds passifs environnementaux : il est responsable d’environ 8 % des émissions mondiales de CO₂. À l’heure où la France déploie sa stratégie nationale de décarbonation pour respecter les engagements de l’Accord de Paris, la transformation de cette filière est une urgence stratégique, technique et collective.
La Convention scientifique étudiante sur le ciment a réuni 50 étudiant•es scientifiques sélectionné•es par tirage au sort. Pendant plusieurs mois, ils et elles ont travaillé en intelligence collective, sur le modèle des conventions citoyennes, pour formuler des recommandations concrètes, scientifiquement solides et opérationnellement pertinentes, dans l'optique de faciliter les différentes solutions de décarbonation et de les articuler pour arriver efficacement au zéro carbone net en 2050.

La Convention a été structurée en quatre sessions, d'octobre 2025 à janvier 2026 :
Les participant·es ont été accompagné·es par une diversité d’acteurs et d’actrices :
Le tout dans un cadre ouvert, transparent, où chaque idée se confronte aux faits et aux réalités industrielles. L'entreprise Res Publica, qui a notamment travaillé sur la Convention citoyenne pour le climat, a facilité ces rencontres
L’objectif principal du projet est de formuler des recommandations concrètes et opérationnelles pour réduire les émissions de CO₂ de la filière ciment, en lien avec les objectifs de la SNBC et de l’Accord de Paris. Ces recommandations visent à identifier les leviers de transformation les plus pertinents, rapides à mettre en œuvre et compatibles avec les réalités techniques, économiques et sociales du secteur. Les résultats de la Convention ont été restitués publiquement le 18 février 2026 au Conseil économique, social et environnemental (CESE), au Palais d'Iéna, sous forme de rapport, infographies et synthèses à destination des décideurs et de toutes les parties prenantes de la convention. L’objectif est de fournir des recommandations actionnables à tous les niveaux – industriels, régulateurs, concepteurs de politique publique.
Les résultats prévus étaient :
Le projet vise également à renforcer le dialogue entre les mondes académique, industriel, politique et associatif, en construisant un espace de collaboration structuré et reproductible, susceptible d’être élargi à d’autres secteurs ou à une échelle européenne (dans un second temps).
Comment passer de 8 % d’émissions mondiales de CO₂ à la neutralité carbone d’ici 2050 dans la filière ciment ?
Quels procédés et innovation prioriser en termes de faisabilité, de mise à l'échelle et de rapidité d'évolution ?
La convention est parrainée par Jean Jouzel





























